En attendant le réchauffement

 

Nous nous intéressons depuis peu au problème du dépérissement forestier et, constatation sympathique pour le débutant, il est possible avec peu de moyens d’avancer dans la connaissance de la forêt à condition d’y passer du temps, mais ce n’est que plaisir.

Ces pages sont un peu un carnet de notes en ligne de nos observations, ne les confondez pas avec celle d’un labo.
N’hésitez pas à aller chez les pros, nous sélectionnons dans chaque page deux ou trois liens parmi ceux qui nous paraissent les plus intéressants : un peu de temps de gagné.

Aprés avoir vu quelque chose, on le note, on le nomme (pas toujours facile), on développe ou on l'enlève de ces pages: faut voir.
Une chose est certaine, nous n’en finissons pas de trouver de nouveaux problèmes.
Questions bestioles et autres champignons indésirables, la biodiversité est en pleine forme.

Ces pages sont comme une maison que l'on construit sans les plans où l'on vous livre la salle de bain avant les moellons des murs, où l'on fait des tas qu'ils faut assembler tel un rubik's cube au fil des semaines.
D'où un aspect confus avec des coins et des recoins pleins de surprises, qui devrait s’améliorer avec le temps.

Prenez vos bottes et votre loupe, et bonne balade.




On vit une époque formidable.

Il fut un temps ou le paysan qui plantait quelques arbres se disait qu'il aurait peut-être ses quatre planches pour le dernier voyage, alors qu’actuellement, nous voyons partir à la casse des arbres que nous avons vu planter et mourir. Et quelle tête ferait Colbert qui plantait pour la flotte de l’an 2000, s’il lisait les conseils de certains estimant que pour éviter les problèmes avec les chênes, il faut penser à les exploiter dés 120 ans !


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Nos grands informateurs ( formateurs) sont:

Les Suisses

Le DSF

Forestry Images
http://www.forestryimages.org

les Canadiens

 

Inforets

 

 

Protection des forêts: fileadmin/Lacour/Deperissement/Vue_ensemble_2006.pdfVue d'ensemble   (24 pages pdf suisse)

Ce n'est pas par snobisme, mais nous avons opté pour les appellations latines, ce qui permet de se balader plus facilement et qui vous assurera de vous y retrouver sur le net que vous parliez le patois de la Haute Loire ou celui de l'Ardèche.
Ainsi on ne regrette pas d'avoir été enfant de coeur.

Les photos avec un tag : UGA2****2 sont récupérées sur le site FORESTRY IMAGES et sont signées par des gus censés être au parfum et nous servent de référence.
Les autres sont de Château Lacour (SGDG) une connerie y est toujours possible.

 

 



A voir de plus pres

 

Urocerus Gigas
Un été 2009

Cette année 2009, est marquée par la neige de mi-décembre 2008 qui a brisé beaucoup de pins et d'épicéas.
Tout ces bois brisés feront le bonheur du curieux en offrant de nombreux sites "d'élevage" de scolytes divers et variés.
On notera dans un premier temps la prolifération d'Ips Sexdentatus sur les pins brisés.

 

Sphaeropsis sapinea "parasite de faiblesse et opportuniste" suivant la notice a été formellement identifié prés du Chambon sur Lignon. Il apparait là sur de jeunes pins qui n'ont pas du tout l'air "faibles", mais se trouvent dans des parcs soumis au passage des troupeaux.



Les processionnaires du pin ont-elles remplacé la grenouille d'Albert Simon?

A 950 m d'altitude, notre niveau de référence sur lequel bute actuellement les chenilles,

En 2007 premier manchon et nids temporaires observés mi-octobre,

en 2008 premier et très rares et chétifs nids d'hiver observés mi- novembre

En 2009 premières et nombreuses observations fin août.

Avec un peu de chance, l'hiver sera doux !!!

 

Un été sec nous inspire quelques commentaires sur ces dernières années et sur les plantations dans les pentes des boutières.

Voir la page

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Un été 2008

 

Nous avons bien marché pour savoir si toutes les petites bêtes décrites dans les quelques bouquins qui traînent dans nos cartons peuvent se trouver facilement.
L’aventure commencée en 2006 en regardant les grandis du parking du Château Lacour a bien avancée.
Si les débuts furent évidemment laborieux, à ce jour, soit parce que nous nous sommes perfectionné, soit parce que les bestioles abondent vraiment, plus besoin de bottes de sept lieues pour remplir la besace.

Au top, le petit bois de pins prés de Salamon lieu de bivouac des motards du midi.
En quelques minutes et quelques coups de hachette, on y trouve réunis tous les Ipinae incontournables : Acuminatus, Sexdentatus, Tomicus et Pityogenes_chalcographus Pityokteines curvidens dans les   Grandis qui suivent.   Pityophthorus étant très présent tant dans les pins que dans les Douglas.
Les Douglas sauvés par des printemps pluvieux résistent vaillamment aux attaques conjugués de Gilletteella et du Rouge Suisse du Douglas (phaeocryptopus gaeumannii), sans oublier le Rhabdocline et d’autres champignons par trop bien identifiés à ce jour.

Urocerus Gigas (bestiole commune) fut trouvé par Antoine à La Croix où il coupait du Douglas.
Nous sommes probablement sur la piste de Dendroctonus micans signalé plutôt du côté du Mézenc. (Nous attendons que la voisine tombe son épicéa pour en savoir plus)

C'est fait, en cette fin août, un coup de pioche gagnant nous a permi de trouver la bestiole sous un grumeau de résine déjà bien mur. Ceci nous permet d'ouvrir une nouvelle page.


Ceux qui se font du souci avec leur 4 x 4 deviendront modeste en lisant la page sur Dendroctonus pondosera qui a lui tout seul nous fera autant de CO2 que toute la circulation automobile du Canada pendant 5 ans, (et pourtant ils ne connaissent pas la 2 CV)

La nouveauté du printemps étant la présence de Cryptococcus Fagi dans les fayards, alors que la bestiole n’est pas encore signalée par la lettre du DSF.
Lettre très instructive faite par le gratin Français de la chose.
Etant donné que ce sont des fonctionnaires, il faut attendre un peu pour avoir confirmation.

Nous ne sommes que des observateurs amateurs.
N’hésitez pas à aller sur les liens pour avoir les informations de base,
n’hésitez pas non plus à nous signaler par le forum la présence d’une connerie sur ces pages.


Petit souci avec les bestioles : leurs descriptifs mentionnent trop souvent «  ravageur secondaire s’attaquant à des arbres affaiblis ou dépérissants ».
Faut-il comprendre vu le nombre d’arbres attaqués que nos forêts sont affaiblies ou dépérissantes ?

 

 




Un châtaigner à Barjon, prend le début du mois d’août pour la fin des vacances.
N’est-il pas un peu perdu ?




Nouveau et pas intéressant

Des bateaux, des avions, des touristes, des containers, un commerce international florissant, et voilà que les petites bêtes et les champignons partent en goguette.

L'égalité des chances ce n'est pas réservé aux banlieues, tout le monde est de la fête.


Voici donc une page pour vous faire un peu peur.

Tout ces voyageurs clandestins qui débarquent dans des écosystèmes qui ne les connaissent pas prennent leurs aises pour s'installer provoquant éventuellement de beaux dégats.

Au hasard (presque tant est longue la liste) quelques problèmes qui mettent en émoi les spécialistes:


Chalara fraxinea.pdf

Images Chalara Fraxinea

 

NEMATODE DU PIN.pdf


Fusarium circinatum.pdf

 

Halyomorpha halys

Pour les longs dimanche pluvieux, vous pouvez consulter les sites suivants qui font référence en matière d'espèces invasives.

 

ORGANISATION EUROPEENNE ET MEDITERRANEENNE
POUR LA PROTECTION DES PLANTES

 

European Commission:  Programme through the DAISIE project

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Y'en a comment

Y'en a comment ? comme diraient les Gabonais.

 

Pourquoi les arbres font-ils cette tête là.


C'est un peu la question sur le sexe des anges, et ce n'est pas ici que vous aurez la réponse.


Mais il y a plusieurs pistes de réflexion:   

 

On peut en remettre une couche sur le réchauffement climatique, c'est à la mode et ça ne mange pas de foin.

On peut aussi ricaner sur la bêtise des politiques et taper un peu sur les fonctionnaires qui inspirent et mettent en oeuvre ces politiques, ça fait du bien par les temps qui courent.

Encore en culottes courtes à l'école primaire, j'ai vu à Fay le Froid, dans les années cinquante, Pinay faire boire aux fils de paysans joufflus et suralimentés les mètres cubes de lait de la surproduction.

Donc on a donné des primes pour tuer les vaches,

Après on a donné des primes pour reconstituer le cheptel,

Après on a à nouveau tué des vaches,

Après, ça continue
Et ça dure toujours = 60 ans de conneries.
Et ça ne gêne personne.


Pour les arbres, c'est un peu pareil, mais le cycle est nettement plus long.

Suite à la déprise agricole, on a planté à tout va du Grandis originaire de la côte Ouest de l'Amérique du Nord (Vancouver) dans les terrains sableux (gore) et ensoleillés des Boutières, et ça crève.
(La côte ouest bénéficie d'une pluviométrie exceptionnelle et abrite une imposante forêt tempérée humide)


On plante avec force subventions des douglas par dizaines d'hectares au milieu de forêts de douglas dépérissantes, vérolées par tout ce que l'on veut et sans états d'âme!

Il est étonnant de voir tout ce qui se ballade en permanence.
Jetez donc un coup d'oeil sur ce petit Fichier:

Especes_invasives_canada.pdf

Et puis on dit aussi (voir TF1 et le petit Nicolas avec ses hélicoptères) que la forêt est le poumon de la planète.
Un poumon, c'est fait pour respirer, et ça respire quoi?

Voir aussi la Page Ozone

 

En jetant un coup d'oeil sur le seul problème de la pollution azotée, un pollution parmi bien d'autres, ça donne à réfléchir.

 

Si vous avez une nuit d'insomnie, vous pouvez vous promener dans le site (encore les suisses !!)

http://www.bafu.admin.ch/publikationen/

où il y a bien des choses à découvrir,

ou lire ici même deux extraits de ce document de 178 pages sur les effets des polluants atmosphériques azotés

 

http://www.bafu.admin.ch/ Cahier de l'environnement


CAHIER DE L’ENVIRONNEMENT N° 384


Les polluants atmosphériques azotés en Suisse

Rapport de la Commission fédéralede l'hygiène de l'air


178 pages

page 7

Abstracts

Les polluants atmosphériques azotés, tels que les oxydes d’azote provenant de la combustion des carburants et des combustibles ainsi que l’ammoniac issu de l’agriculture, renforcent le cycle de l’azote, affectant ainsi de diverses manières l’environnement et la santé de l’homme. Le présent rapport de la Commission fédérale de l’hygiène de l’air (CFHA) met en évidence les liens existant entre les émissions de polluants azotés et les effets sur différents récepteurs (l’homme, les écosystèmes et les matériaux).

Les effets démontrés – eutrophisation, acidification, effets directs des oxydes d’azote, des poussières fines et de l’ozone – et les risques qui y sont associés indiquent que la charge en polluants est trop élevée.

En maints endroits, les valeurs limites pour les dépôts de polluants (charges critiques, critical loads) fixées sur la base des effets constatés, ainsi que les valeurs limites pour les concentrations de polluants, sont nettement dépassées. Ces dépassements pourraient être supprimés en diminuant de moitié environ les émissions d’oxydes d’azote et d’ammoniac par rapport à leur niveau de 2000.

Les réductions importantes des émissions, qui s’avèrent nécessaires, pourront uniquement être atteintes à moyen terme, et ce en mettant en oeuvre toute une série de mesures individuelles dans différents domaines (transports, agriculture, industrie et artisanat).


Page 149


En Suisse, les charges critiques d’azote, à savoir les apports maximaux d’azote admissibles d’un point de vue écologique dans les écosystèmes proches de l’état naturel, selon l’état actuel des connaissances, sont dépassées en de nombreux endroits.
Des analyses de la répartition spatiale ont montré que plus de 90 % des aires forestières et environ 55 % de la surface des autres écosystèmes proches de l’état naturel présentaient une charge d’azote d’excessive due aux dépôts de polluants atmosphériques azotés.
Ces dépassements sont plus ou moins importants selon les régions et les écosystèmes.
Les écosystèmes forestiers, qui filtrent les polluants atmosphériques plus largement que d’autres écosystèmes, sont les plus touchés; en certains endroits, les charges critiques sont dépassées de plus de 200 %.


La Lutte continue

Depuis ? (toujours ) les professionnels de la forêt conseillent d'exploiter les arbres scolytés et de bruler les chablis.

Ci-joint un article du Dauphiné Libéré (début des années 1990)
A l'époque rares étaient ceux qui se préoccupaient de la chose.
Rien n'a été fait sur le plateau ardéchois et la terre ne s'est pas arrêtée de tourner.

Entre les sècheresses et le réchauffement climatique, il semble que l'on soit un peu monté en régime sans que cela préoccupe plus de monde.
Affaire à suivre donc!

 

Voir la fiche technique du DSF

 

Qui préconise l'abatage des arbres atteints.
Si l'on coupe tout les arbres qui font la gueule, il va y avoir des courants d'air

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La Lute continue / 2

 

Nous voyons tout au long des routes et des chemins de jolis tas de bois qui trainent de longs mois voir des années.

Les arbres ainsi coupés n'ont plus leurs défenses naturelles. Ils deviennent de véritables élevages, et les quelques bestioles du départ ont un taux de réussite exceptionnel.
Si l'on soulève les écorces des futs en attente, le spectacles est édifiant.
C'est le paradis de l'entomologiste.
A maturité, tout ce beau monde est bien entendu censé s'envoler vers de nouveaux rivages et la vie continue.

 

Ci-dessous, visions sur des bois oubliés

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Un beau tas de bois oublié au bord de la route
Château Lacour | lacour 07320 Saint Agrève | Tél. : 04 75 30 12 31 | Ouverture: vendredi, samedi et veilles de fêtes de 22h30 à 4h